Il ne s’agit pas seulement de guichets automatiques. Il s’agit de savoir si les Canadiens peuvent encore choisir comment ils accèdent aux outils financiers, ou si ce choix leur est retiré d’un coup.
Le tout premier guichet automatique de cryptomonnaie au monde a été installé à Vancouver en 2013.
Le Canada n’a pas simplement adopté cette technologie : il a contribué à la faire connaître au monde. Aujourd’hui, les guichets automatiques de cryptomonnaie offrent encore aux Canadiens un moyen pratique et en personne d’accéder à la monnaie numérique.
À lui seul, CoinFlip indique :
Ce n’est pas un service théorique. C’est un point d’accès réel, actif et national, utilisé par de vrais Canadiens dans des collectivités partout au pays.


La fraude et la criminalité financière sont des enjeux sérieux, et elles doivent être traitées directement.
Mais la vraie question n’est pas de savoir s’il existe des risques. La vraie question est de savoir si une interdiction générale des guichets automatiques de cryptomonnaie constitue une réponse proportionnée. Nous ne le croyons pas.
Une approche plus constructive miserait plutôt sur :
D’après les données publiques du Centre antifraude du Canada pour 2024, environ 91,3 % des fraudes liées aux cryptomonnaies signalées étaient associées à d’autres segments de l’écosystème, notamment les fraudes en ligne, les plateformes d’échange, les applications de paiement et d’autres plateformes numériques.
Selon les informations rendues publiques, les guichets automatiques de cryptomonnaie n’auraient représenté qu’environ 8,7 % de l’ensemble des fraudes liées aux cryptomonnaies et 2,2 % de l’ensemble des fraudes signalées au Canada en 2024.

Pour ces Canadiens, il ne s’agit pas d’un simple changement réglementaire abstrait. C’est la perte d’un service légal et d’une option de moins dans un système financier déjà très concentré.
Ces services sont demeurés accessibles aux Canadiens à travers des milliers de points de service partout au pays, notamment plus de 5 000 emplacements de Postes Canada, plus de 4 300 points de service MoneyGram et plus de 330 magasins Walmart offrant des services Western Union.
C’est à cela que ressemble une réglementation proportionnée : des protections plus solides, une véritable reddition de comptes et le maintien de l’accès pour les utilisateurs légitimes.

Si les Canadiens ne disent rien, Ottawa pourrait conclure que cette proposition ne préoccupe pas vraiment le public. Si suffisamment de gens se manifestent maintenant, les députés entendront qu’une interdiction mur à mur n’est pas une réponse équilibrée et que les Canadiens s’attendent à une approche plus raisonnable et fondée sur les faits.
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