Protéger l’accès. Miser sur une réglementation intelligente.

Ottawa envisage d’interdire les guichets automatiques de cryptomonnaie partout au Canada.

Une telle mesure éliminerait un point d’accès physique et légal à la monnaie numérique utilisé par des Canadiens dans des communautés partout au pays. Nous appuyons des protections plus solides, une application ciblée de la loi et une collaboration continue avec les autorités réglementaires. Ce que nous n’appuyons pas, c’est une interdiction mur à mur imposée sans preuves claires, sans consultation publique et sans examen sérieux d’autres solutions plus adaptées.

Dites à Ottawa : une interdiction mur à mur n’est pas la solution.

Si cette interdiction va de l’avant, les Canadiens perdront :

un point d’accès simple pour passer de l’argent comptant au numérique, dans leur propre communauté

une solution de rechange pratique aux plateformes uniquement en ligne

l’un des moyens les plus simples pour les nouveaux utilisateurs de faire leurs premiers pas

l’accès à un service financier légal sur lequel bien des gens comptent déjà

Il ne s’agit pas seulement de guichets automatiques. Il s’agit de savoir si les Canadiens peuvent encore choisir comment ils accèdent aux outils financiers, ou si ce choix leur est retiré d’un coup.

Le Canada a contribué à lancer cette technologie. Ottawa envisage maintenant de l’interdire.

Le tout premier guichet automatique de cryptomonnaie au monde a été installé à Vancouver en 2013.
Le Canada n’a pas simplement adopté cette technologie : il a contribué à la faire connaître au monde. Aujourd’hui, les guichets automatiques de cryptomonnaie offrent encore aux Canadiens un moyen pratique et en personne d’accéder à la monnaie numérique.

À lui seul, CoinFlip indique :

  • 15 000 clients au Canada
  • 381 guichets
  • une présence dans 189 villes

Ce n’est pas un service théorique. C’est un point d’accès réel, actif et national, utilisé par de vrais Canadiens dans des collectivités partout au pays.

Nous appuyons des protections renforcées. Nous nous opposons à une interdiction mur à mur.

La fraude et la criminalité financière sont des enjeux sérieux, et elles doivent être traitées directement.
Mais la vraie question n’est pas de savoir s’il existe des risques. La vraie question est de savoir si une interdiction générale des guichets automatiques de cryptomonnaie constitue une réponse proportionnée. Nous ne le croyons pas.

Une approche plus constructive miserait plutôt sur :

  • une surveillance et des mécanismes de conformité renforcés
  • une application ciblée de la loi contre les mauvais acteurs
  • une collaboration continue avec les autorités réglementaires et les forces de l’ordre
  • des mesures qui protègent le public sans enlever l’accès légal à tout le monde

La majorité des fraudes liées aux cryptomonnaies signalées au Canada passent par d’autres canaux — pas par les guichets automatiques de cryptomonnaie.

D’après les données publiques du Centre antifraude du Canada pour 2024, environ 91,3 % des fraudes liées aux cryptomonnaies signalées étaient associées à d’autres segments de l’écosystème, notamment les fraudes en ligne, les plateformes d’échange, les applications de paiement et d’autres plateformes numériques.

Selon les informations rendues publiques, les guichets automatiques de cryptomonnaie n’auraient représenté qu’environ 8,7 % de l’ensemble des fraudes liées aux cryptomonnaies et 2,2 % de l’ensemble des fraudes signalées au Canada en 2024.

Une interdiction toucherait les utilisateurs légitimes, les entreprises locales et les communautés.

Les personnes touchées par cette décision, ce ne sont pas seulement les décideurs publics ou les exploitants du secteur.

Il s’agit notamment :

de Canadiens qui veulent un moyen simple et en personne d’accéder à la monnaie numérique

de nouveaux utilisateurs qui ne passent pas par des plateformes de négociation

de personnes qui préfèrent les transactions en argent comptant

de communautés qui dépendent de points d’accès physiques et pratiques

de petites entreprises qui accueillent ces guichets et profitent du trafic qu’ils génèrent

Pour ces Canadiens, il ne s’agit pas d’un simple changement réglementaire abstrait. C’est la perte d’un service légal et d’une option de moins dans un système financier déjà très concentré.

Quand d’autres services de paiement ont fait l’objet d’un examen en raison de risques de fraude, les autorités ont resserré l’encadrement au lieu de les interdire.

Ces services sont demeurés accessibles aux Canadiens à travers des milliers de points de service partout au pays, notamment plus de 5 000 emplacements de Postes Canada, plus de 4 300 points de service MoneyGram et plus de 330 magasins Walmart offrant des services Western Union.
C’est à cela que ressemble une réglementation proportionnée : des protections plus solides, une véritable reddition de comptes et le maintien de l’accès pour les utilisateurs légitimes.

Faites-vous entendre avant qu’une décision soit prise.

Si les Canadiens ne disent rien, Ottawa pourrait conclure que cette proposition ne préoccupe pas vraiment le public. Si suffisamment de gens se manifestent maintenant, les députés entendront qu’une interdiction mur à mur n’est pas une réponse équilibrée et que les Canadiens s’attendent à une approche plus raisonnable et fondée sur les faits.

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